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L’U.N.A.P.ES-B en réflexion pour une thérapie contre l’incivisme et la violence en milieu scolaire

L’Union Nationale des Associations des Parents d’Elèves des lycées et collèges du Burkina (U.N.A.P.ES-B) a tenu du 29 au 30 juillet 2016 à Ouagadougou, son 3ème congrès organisé sous le thème de « la responsabilité des parents face à l’incivisme grandissant et la violence en milieu scolaire. Quelle thérapie ? ». Prendre leurs responsabilités et mieux s’organiser afin de contribuer à l’éradication de l’incivisme et la violence qui menacent la stabilité sociale et l’avenir de leurs enfants était l’objectif principal de ce congrès qui a réuni des participants venus des 13 régions du Burkina.

S’inscrivant dans l’actualité qui défraie la chronique scolaire du pays, l’U.N.A.P.ES-B affirme l’indignation des parents d’élèves face aux différentes crises scolaires surtout celle de Nagaré qui les amènent à se demander quelle est la place des parents d’élèves aujourd’hui dans le système éducatif au Burkina ? Se sentant alors interpelés, un cadre de réflexion et d’échange s’imposait pour une thérapie réelle. A l’occasion monsieur Vincent Congo, président de l’U.N.A.P.ES-B et de l’association des parents d’élèves du lycée mixte de Gounghin affirmait en ses terme « En 2012 nous avons fais appel aux parents d’élèves de prendre leurs responsabilités parce que l’incivisme grandissant deviendra de la violence. Effectivement c’est ce qui est arrivé. ».

Pour lui donc, les parents d’élèves sont en partie responsables de la situation actuelle car il y a une démission de leur part, les enfants sont laissés à eux même, pire certains parents donnent le mauvais exemple à leurs enfants et leur permet de venir à l’école avec de grosses sommes. Beaucoup de sujets entrant dans le cadre du fonctionnement des établissements ont été abordés lors de ce congrès comme celui de l’APE qui revient à sa quasi-totalité aux établissements, le non paiement de certains enseignants…

L’U.N.A.P.ES-B par la voix de son président affirme que les établissements qui devaient en principe percevoir seulement 40% des recettes de leurs APE, perçoivent aujourd’hui, presque les 100% de ces recettes. Elle appel donc les autorités à se prononcer clairement par rapport à cette situation car « les parents sont très coincés aujourd’hui ».

HORA

 

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