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Violence sur l’animateur Hamed KOSSA : Les organisations professionnelles des médias Invitent le Conseil supérieur de la Communication et trois (03) Ministères à se prononcer sur la question

Le mercredi 28 juin 2017 aux environs de 09h30, un groupe d’artistes se réclamant de l’association CORA-BF, sous le prétexte de remettre une lettre de protestation à la Direction de la radio, s’est introduit dans le studio de la radio pour en déloger l’animateur Hamed KOSSA qui selon eux ne jouerait pas assez de musique burkinabè.

Ce genre d’action, menée au mépris des règles de fonctionnement d’un média y compris dans une situation induisant une convention administrative de promotion de la musique nationale, n’est nullement favorable à la collaboration et à une bénéfique coopération entre les deux entités partenaires que sont les diffuseurs et les artistes musiciens.

Les organisations professionnelles de médias audiovisuels rappellent les principes suivants :

1. Qu’il existe des médias généralistes et des médias thématiques y compris dans un genre musical spécifique donné.

2. Que le pourcentage de musique burkinabè convenu avec les autorités administratives de régulation s’applique au média sur l’ensemble de sa diffusion et non pas à une émission qui peut avoir une ligne musicale ou éditoriale spécifique.

3. Qu’un média privé, nonobstant son obligation conventionnelle, est fondamentalement tenu par des exigences d’audience donc par le choix de son public. Que dans ce cas, c’est le choix de son public qui définit sa playlist.

Ces principes rappelés et au regard de l’illégalité et de la violence de l’action incriminée, les organisations professionnelles signataires de la présente déclaration, tout en saluant la sagesse et la responsabilité des autres organisations professionnelles d’artistes-musiciens :

 Se réservent le droit d’engager sur les antennes, immédiatement ou à terme, des actions de rétorsions à l’encontre des artistes impliqués.

 S’engagent à soutenir et à accompagner la procédure judiciaire initiée par radio Oméga en vue d’obtenir justice et réparation de ces actes de violences physiques et psychologiques dont les conséquences sont loin d’être maîtrisées à cet instant.

 Invitent le Conseil supérieur de la Communication, le Ministère de la Culture, le Ministère de la Communication et le Ministère de la Sécurité à se prononcer sur la question.

 Souhaitent que la question de la sécurisation des médias privés, soulevée depuis les mutineries de 2011 et après le coup d’état de septembre 2015 soit prise à bras le corps par le gouvernement.

 Elles invitent la radio Oméga à ne déroger en rien à sa ligne éditoriale et musicale qui fonde son identité.

Ouagadougou, le 29 juin 2017

Ont signé :
Pour l’UNALFA
Le Président

Charlemagne ABISSI

Pour l’UBESTV
Le Président

Issoufou SARE

Crédit photo : Omega FM

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