Quant je suis rentré en contact avec le Directeur Adjoint de l’UFR, pour qu’il constate les faits, il n’a même pas cherché à comprendre et m’a renvoyé chez le Chef de Département. Et quant je suis allé voir le chef de département, lui aussi m’a renvoyé voir le professeur en me disant que c’est juste une erreur que le professeur va résoudre sans ne pas accepté prendre le temps de m’écouté pour réellement constater la gravité du problème.
Après mon entretien avec le professeur en question, il a reconnu l’erreur et m’a confirmé qu’il prend acte de ses faits. Pour nous (le délégué de la promotion qui m’avait accompagné et moi) prouvé sa bonne foie il a décidé de recorriger les copies qui étaient sous ses mains afin de résoudre cette injustice sur place mais ce qu’il a oublié c’est qu’il n’avait pas en mains toutes les copies pour rectifier l’erreur. Et pire au lieu de restituer les points qu’on est sensé réclamé ou de prendre une décision qui apaise la situation, il a décidé de retrancher les points sur les deux copies qui avaient bénéficié des points que les autres n’avaient pas eu. Suite à cela, j’ai tenté de lui faire comprendre que mon objectif n’était pas de venir livrer ou de pénaliser des étudiants mais de l’interpeller face à un problème donné. Il ma fait comprendre qu’il a appris que je suis allé chez le Directeur Adjoint et chez le Chef de département mais qu’est-ce que je pense qu’ils vont lui faire ? Ou bien que je suis allé là-bas pensant qu’on va lui faire quoi ? Que c’est lui il peut décider de quoi ce se soit concernant sa matière. Qu’il a bel et bien dit au délégué au paravent que s’il y a de réclamation qu’on lui renvoi les copies donc lui il ne voit plus de problème encore. Sur ce, je lui ai fait savoir que je suis allé les voir pour avoir leur avis en tant que administrateurs ayant leurs mots à dire sur une affaire concernant une promotion qui est sensée être sous leur responsabilité.
De débat en débat, le délégué de la promotion était découragé de voir que certains éléments de la promotion verront leurs points retranchés par mon action. Sans penser donc que toute lutte a un prix à payer, il s’est mis à m’accuser d’avoir livré des camarades étudiants pour qui nous luttons effectivement pour la même cause. Et consciencieusement souvent on se demande est-ce que c’est la peine de chercher à rendre justice ou de chercher à ouvrir des yeux pour des pratiques anormales.
Durant notre débat, l’un des professeurs informaticien qui était dans la salle, m’a aussi fait comprendre que je n’étais pas un bon étudiant en venant comparer des copies d’étudiants pour une question de réclamation. Et c’est là que j’ai immédiatement rectifié en lui faisant comprendre qu’il ne s’agissait pas de réclamation et que mon objectif n’est pas de brimer des étudiants mais bien au contraire d’aider les étudiants afin que ces genres de comportement cessent.
Nous avons clôturé le débat en queue de poisson du fait que le délégué m’accuse ; et du fait que le professeur m’ait signifié qu’il est un enseignant, un éducateur qui ne connait aucun étudiant et qui n’a jamais eu pour objectif de brimer ou de pénaliser des étudiants, par conséquent il me confirme qu’il doit agir dans ces genres de situation en sa manière pour qu’au moins justice puisse se rendre d’une manière ou d’une autre.
Tout compte fait, on ne pouvait pas rencontrer le professeur sans apporter de preuves palpables. Et en tant qu’enseignant et éducateur de ses étudiants comme il le disait, on ne pouvait que le laisser rendre ce qu’il appel justice en ré-corrigeant ces copies qu’on lui avait apporté comme preuves. Ce qui est important c’est le fait qu’il ait reconnu les faits qui lui sont reprochés et promet de prendre désormais ses précautions pour que ce genre de cas ne se reproduise plus jamais. Aussi son comportement et celui des deux responsables de l’administration m’ont permis de savoir qu’à l’université de Ouagadougou, personne n’a d’autorité sur l’autre encore moins sur les professeurs même s’ils sont en erreur les amenant ainsi à faire ce qu’ils veulent. En témoignent certains enseignants qui disent qu’ici après Dieu c’est eux.
Par Jean SAWADOGO

