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« Je pense qu’à un moment de la vie, si on ne sévit pas, on peut aller jusqu’au pire » Dixit Abdoulaye MOSSE, député de la majorité

Dans l’interview qu’il nous a accordé, le jeudi 08 décembre 2016 à Ouagadougou,  l’honorable député Abdoulaye MOSSE, député du MPP nous a donné sa vision des faits sur l’actualité qui anime le Burkina Faso actuellement notamment sur la question de la restitution des 130 tablettes des députés, la réussite de la mobilisation des fonds à la conférence de Paris dans le cadre du PNDES et l’exclusion des 4 conseillers du MPP suite à la violence survenue à l’arrondissement n°8 de la commune de Ouagadougou.

La table ronde sur le PNDES, le Plan national de développement économique et social se tient actuellement à Paris avec plus de 8 000 milliards  déjà mobilisés en date du 07 décembre. Quel est votre commentaire?

Le commentaire est que nous constatons que la  gouvernance au Burkina Faso est entrain de prendre un envole. Nous constatons également qu’il y a une pleine adhésion de la population aux questions économiques du pays. Quand ça se discute ça se suit. Dans le temps, je pense qu’il n’y avait pas autant de ferveur et de communication entre le Gouvernement et les citoyens. Donc pour moi également il faudrait dire que c’est une suite logique du programme du président du Faso, cette quête à l’extérieur. Vous avez vue des politiciens dire au départ que c’était voué à l’échec et  il n’y a pas ce qu’on n’a pas entendu, les promesses même des 5000 milliards sollicités, on nous disait que c’était déjà un échec. Aujourd’hui nous savons que ce qui est proposé souvent ce n’est pas évident que tout rentre, mais si on a le double de ce qui est proposé nous pouvons dire que l’objectif est atteint.

Qu’en sera-t-il de la mobilisation des ressources internes, pourra-t-on la suspendre si l’objectif des 15.000 milliard était atteint à la conférence de Paris ?

Non, je ne crois pas puisqu’on ne peut pas décider de lever et de suspendre les impôts et différentes taxes comme ça, il faudra être très sure à ce niveau. La mobilisation de ces ressources internes pourront peut être permettre l’amélioration de la production au Burkina Faso puisque c’est l’objectif même du PNDES, pour qu’à un moment donné ça soit les ressources intérieurs  qui puissent assurer le relais. Donc dans les 15.000 milliards, il y’a 5.000 milliards qu’on doit chercher à l’extérieur et on comptait sur les 10.000 milliards de ressources externes. L’autre partie où nous partons à plus de 10.000 milliards, je ne pense pas que ça va jouer le même rôle, ça pourrait être considéré comme de supplément de réalisations mais pas de suppression d’entrée au niveau interne.

Quatre militants du MPP ont été exclus du parti selon le communiqué que nous avons reçu hier, en tant que député du MPP, quel est votre avis ?

Je pense qu’à un moment de la vie, si on ne sévit pas, on peut aller jusqu’au pire. Je pense que c’est dans ce sens que la situation qui est manifestement posé est indigne au niveau de l’arrondissement 08 de Ouagadougou et a été sanctionné par le parti. Pour votre information, lors des primaires pour les élections des conseillés et ensuite pour la marie, le MPP organisait des primaires, mais quant le haut Commissaire a convoqué les conseillés de l’arrondissement ça n’a pas été respecté. C’est eu égard à ces mécontentement que les choses ont survenu je pense. C’est un débat intellectuel, en plus, ce sont des gestes qui se posent, ce n’est pas par la violence et je me dis que la réponse devrait être aussi un peu  tactique à leur niveau mais pas physiquement. Donc je crois que pour les sanctions, c’est le congrès qui doit exclure et ils sont suspendus comme les fautes sont graves. Le MPP a intérêt à montrer aux yeux du monde que nous ne pouvons pas laisser ce pays basculé dans la violence.

Parlant de l’affaire des 130 tablettes offertes aux députés et ensuite restituées au gouvernement, quel est votre commentaire?

Vous avez vu le communiqué de l’assemblée nationale et en plénière les députés ont estimé que pour que le citoyen lambda puisse respecter la loi qui vise aujourd’hui à rendre la concurrence saine et à lutter contre la corruption, il faut restituer pour que ça serve d’exemple. Il va falloir que même si à un moment donné on constate que notre avis  fait face à celui du peuple, que celui du peuple l’emporte. Vous voyez que ça faillit être une question de juriste prudence. Mais dans le doute mieux vaut s’abstenir et puis remettre c’est pour ça les députés ont décidé sagement de remettre. Sinon tout le monde sais bien qu’une tablette ne peut pas corrompre un député. Ce n’est pas que 35000 FCFA peut corrompre une personne qu’on a mis la loi mais je pense que c’est pour éviter toutes choses.  Si vous voyez très bien, la loi permettait d’enregistrer ces tablettes pour le compte du patrimoine de l’Etat. Les députés pouvaient le faire, mais le choix de remettre, je pense que c’est dire que l’assemblée nationale est à l’écoute de la population. Je pense que c’est ce que nous pouvons retenir dans cette question de tablette.

Dans la déclaration de l’assemblée nationale il ressortait que c’est une partie de la population qui contestaient, est ce à dire qu’on a décidé d’écouter la minorité ou bien c’est la pression du peuple qui a engendré la prise d’une telle décision?

C’est une minorité d’enseignants qui enseignent tout un peuple, donc si on part sur cette logique, on peut être minoritaire et puis dire quelque chose de cohérent. Donc je me dis, comme je le dis toujours l’écoute de la population ne veut pas dire que c’est l’écoute de la majorité qui est toujours fructueuse. Je pense qu’il y a ce qui est passif et négatif aussi de ce qui vient de la minorité comme de la majorité. Donc, ce que l’assemblée nationale a saisi ici est quelque chose de positif, nous, nous pensons que tous les burkinabé doivent comprendre maintenant que le cadeau indu doit frapper tout le monde.

Nous, nous disons que le faite que les députés ont déjà pris les tablettes le délit a été déjà consommer, partager-vous cet avis ?

Non, nous pouvons partager, mais c’est la forme maintenant. Le Président de l’Assemblée a dit en conférence de presse, que tous les députés n’ont pas participé à la cérémonie de réception et c’est en plénière qu’ils ont été informés que le ministère a donné des tablettes. Je pense que sur le faux sanctionné, je ne trouve pas d’inconvénient à ce niveau du moment où les députés en soi, individuellement ne sont pas allés devant HUAWEI, ni devant madame le ministre. Ça été réceptionné par l’Assemblée Nationale. Donc si c’est l’institution qui doit être sanctionné par rapport à la loi, pour que tout le Burkina Faso puisse respecter cette loi, je ne trouve pas d’inconvénient. Mais rappelez vous que l’article 31 de cette même loi dit que sa devrait être enregistré dans le patrimoine national. Maintenant c’est le fait de ne pas l’enregistré et de remettre le problème? C’est le choix à faire à ce niveau qui est la sanction ou bien je ne sais pas, nous attendons que des gens plus avisé en droit puisse nous situé.

 

Par HORA et REWINDE

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