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L’AEEMB a 30 ans : Quel bilan ?

1986-2016, cela fait 30 ans que l’AEEMB œuvre pour la promotion de l’islam à travers l’épanouissement des élèves et étudiants. De l’Union discipline croyance (UDC), en 1975-1977, à l’AEEMB en 1986, le chemin a été long et parsemé d’épreuves. « AEEMB est née dans un contexte de révolution, où les valeurs de la religion n’étaient pas les bienvenues. Nous étions très jeunes et nous avons vu quelques fois, nos ainés convoqués au secrétariat national du CDR pour expliquer certains termes », se rappelle imam Khalid Ilboudo, ancien AEEMBiste.

Il s’agit donc d’un long processus marqué de difficultés. Cependant, « on peut dire sans se tromper, que l’AEEMB a réussi son ancrage institutionnel au niveau central comme au niveau des provinces du pays ». Ainsi, selon le président de l’association, Ali Sawadogo, l’AEEMB est présente dans les 45 provinces du pays. « A ce jour, des programmes de formations spirituelles et académiques ont permis à plus d’un million d’élèves et étudiants, de retrouver la sérénité sur la voie de Dieu et de la citoyenneté responsable » a-t-il dit.

Au titre des acquis, des activités d’ordre social, notamment la cellule matrimoniale, permet aux militants de se retrouver dans un cadre convivial et d’avoir des outils pour réussir leur vie de couple. Et si certaines réalisations figurent parmi les défis, il est à signaler que de nombreux efforts ont été déjà consentis pour leur mise en œuvre. Ce sont : le centre islamique dont le projet de finalisation est en cours, le centre de santé et le complexe scolaire.

La situation nationale n’étant pas en reste, l’AEEMB en évoquant l’épineuse question des Koglwéogo et du terrorisme, souhaite que les autorités actuelles du pays réfléchissent sur ces questions. Le but étant d’entreprendre des solutions adéquates afin de permettre à l’ensemble de la population d’être rassurée. Et pour cela : « Nous demandons la participation et l’action de l’ensemble de la population burkinabè, pour qu’on puisse arriver à une situation plus sereine pour l’ensemble des Burkinabè ».

Et imam Khalid Ilboudo d’interpeller les Burkinabè à éviter tout amalgame entre islam et terrorisme. « Il s’agit d’un phénomène mondial. C’est vrai que les terroristes se réclament comme venant du monde musulman. Les objectifs de ces gens n’ont rien à voir avec ceux de l’islam. C’est une exploitation de l’islam. On ne partage pas les mêmes valeurs. Nous sommes distants d’eux et on ne se reconnait pas dans les actes qu’ils font. Il faudrait que la communauté nationale soit assez unie pour éviter les amalgames » a-t-il signifié.

Raison pour laquelle, au sujet des insignes religieux, imam Ilboudo suggère : « Il faut bâtir une laïcité qui est propre à nous et non pas du copier-coller ». Par ailleurs, il précise : « Les musulmans du Burkina sont présents depuis des centaines d’années et nous n’avons jamais eu d’incident. Les musulmans du Burkina, certains musulmans barbus exercent dans différentes activités (commerçants, transporteurs routiers) et apportent leur concours au développement du pays. Nos mères voilées sont également dans les marchés et vivent en symbiose avec la nation ».

De nombreuses activités sont prévues pour la célébration de ce trentième anniversaire qui sera célébrée dans les 45 provinces. Il s’agit d’une conférence sur l’historique de l’AEEMB, un tournoi de maracana, la semaine culturelle de l’AEEMBiste, des journées portes ouvertes, des séminaires, des tables -rondes

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