Ce virus est très contagieux, 50 à100 fois plus que celui du SIDA (le VIH). En effet, le VHB comme le Virus de l’Hépatite C (VHC), peut survivre à la dessiccation contrairement au VIH et reste infectieux après sept (7) jours de dessiccation. On distingue l’infection aiguë et l’infection chronique. L’hépatite B aiguë guérit spontanément dans 90% des cas. Dans près d’un cas sur dix, l’HB aiguë ne guérit pas et devient une infection chronique (pendant longtemps). Le porteur chronique n’a pas de symptômes apparents mais est susceptible de contaminer son entourage. L’infection chronique peut être active avec des symptômes.
Mode de transmission : La transmission de la maladie résulte d’une exposition au sang infectieux ou à des sécrétions biologiques et à des liquides organiques contenant du sang. Les principaux modes de transmission sont : les rapports sexuels non protégés, les transfusions sanguines à risque, transmission par blessure avec du matériel souillé, la transmission verticale (de la mère à l’enfant lors de l’accouchement, cas le plus habituel). La salive seul (qui ne contient pas du sang) et la sueur ne contaminent pas car le virus s’y trouve en très faible quantité. Le VHB peut être transmis entre les membres de la famille dans la vie domestique, par contact possible entre la peau lésée ou les muqueuses avec la salive (contenant du sang) ou des sécrétions contenant le virus.
Prévention : Le dépistage et la vaccination des groupes à risque (le VHB est le seul virus provoquant une hépatite virale chronique contre lequel on dispose d’un vaccin),la prise en charge efficace des sujets infectés, la généralisation de l’utilisation de matériel à usage unique. Pour le nouveau né de mère infectée, on fait une sérovaccination du nouveau né dans les premières48 heures.
N.B : Dans tous les cas, il est fortement conseillé de consulter un spécialiste (en Hépato-gastro-entérologie) pour mieux s’informer et bénéficier d’une bonne prise en charge. L’hépatite B se soigne et se guérit. Ceci est juste une sorte d’information pour permettre aux uns et aux autres de mieux connaitre la maladie. Les signes, le traitement ainsi que certains détails ont été sciemment omis.
Par Salia Brice Emmanuel KONATE,
Étudiant en 5e année de médecine et
Stagiaire au CHU/YO.
Vos remarques, suggestions, contributions et mêmes corrections sont attendues

