Les 20, 21 et 22 juillet 2016, s’est tenu à l’Hôtel IVOTEL d’Abidjan, en République de Côte d’Ivoire, un atelier sous régional de formation des jeunes leaders ouest africains sur le thème « leadership des jeunes et prévention des conflits en Afrique de l’ouest ». Cet atelier, organisé par le Gorée Institute en partenariat avec le Gouvernement ivoirien, s’inscrit dans le cadre de son programme « Consolidation de la Paix et Prévention des Conflits en Afrique de l’Ouest ». Une quarantaine de jeunes de la société civile du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger, de la République de Guinée, du Sénégal et du Togo ont pris part à cet atelier. L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités des jeunes en matière d’analyse, de gestion pacifique et de prévention des conflits, mais de leadership organisationnel afin de leur permettre de contribuer efficacement au processus de paix dans leurs pays par la création de synergies fortes autour des questions relatives à « la jeunesse, la paix et la sécurité » à travers la mise en place d’une « plateforme des jeunes pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale en Afrique de l’Ouest ».
En marge de cet atelier, nous avons rencontré ALLA Tatiana, représentante de la FISF, pour avoir ses impressions.
Bonjour Madame, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs s’il vous plait ?
Oui, bonjour ! Je suis ALLA AFFOUE Tatiana.
Quel est le nom de votre organisation ?
Je suis de la Fédération Ivoirienne du Scoutisme Féminin en abrégé FISF.
De quel pays êtes-vous ?
Je suis de la Côte d’Ivoire naturellement.
Que fait votre organisation ?
La Fédération Ivoirienne du Scoutisme Féminin est une structure qui milite pour la promotion et la protection des droits de la femme, la protection de l’environnement, l’accès à l’eau potable, l’autonomisation de la jeune fille à travers l’éducation informelle, la promotion du leadership féminin, la lutte contre la faim et la prévention de la transmission du VIH/SIDA de la mère à l’enfant.
Quelles sont vos différentes tâches au sein de votre organisation ?
Je suis adjointe à l’administration au sein de la FISF et à ce titre, je rédige les procès-verbaux, les comptes rendus de réunion et les rapports de sortie. Je dépose également les courriers auprès des structures partenaires.
Qu’avez-vous appris pendant cet atelier ?
Cet atelier, organisé par le Gorée Institute, m’a permis de renforcer mes capacités sur la gestion des conflits, les différentes techniques de résolution des conflits et le leadership individuel et organisationnel. J’ai pu mieux comprendre, à travers cet atelier, certains phénomènes tels que le terrorisme, l’extrémisme violent et surtout leur source de financement. Cet atelier m’a également permis de faire la nuance entre certaines notions comme « médiation », « arbitrage », « négociation » et « facilitation » et d’avoir une idée plus claire sur les différents instruments supra nationaux de promotion de la jeunesse.
Comment comptez-vous mettre en œuvre les leçons apprises ?
Bien évidemment, ces leçons apprises seront mises en œuvre tout d’abord par la restitution des travaux de cet atelier aux autres membres de mon organisation qui, je vous le précise, regroupe trois associations. Ensuite, nous allons, ensemble, organiser des actions de sensibilisation, de formation et de plaidoyer au sein de nos communautés à la base mais aussi auprès des autorités de notre pays afin d’apporter notre contribution dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la cohésion sociale dans notre pays. Enfin, nous allons travailler avec les différentes structures des autres pays, dans le cadre de la plateforme sous régionale, à faire en sorte que la paix et la sécurité règnent dans notre sous-région.
Vue la situation sécuritaire quelles recommandations faites- vous en tant que jeunes?
Il faut, de prime abord, reformer le système éducatif dans nos pays afin de l’adapter au marché de l’emploi dans le but de résoudre le problème de chômage des jeunes. Il faut, ensuite, encourager les actions de renforcement des capacités des jeunes dans la prévention des conflits ; cela leur permettra d’être plus efficaces dans leur travail de conscientisation et de plaidoyer en faveur de la paix et de la cohésion sociale. Les Etats ouest africains doivent également, tous, ratifier la Charte Africaine de la Jeunesse afin d’intégrer ses dispositions pertinentes dans leurs politiques en faveur des jeunes.
Votre mot de la fin ?
Juste vous dire merci de m’avoir offert l’opportunité de m’exprimer sur ces trois jours de formation qui a été pour moi une occasion « de donner et de recevoir ».
Propos recueillis par Soumaïla Doudou NIAMPA, Chargé Juridique et du Contentieux de l’Association Jeunesse Espoir d’Afrique (AJEA), BURKINA FASO.

