Communiqué
Le Conseil des ministres sâest tenu Ă Ouagadougou, le mercredi 20 septembre 2017, en sĂ©ance ordinaire, de 09 H 00 mn Ă 14 H 30 mn, sous la prĂ©sidence de Son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA, Premier ministre, Chef du gouvernement. Il a dĂ©libĂ©rĂ© sur les dossiers inscrits Ă son ordre du jour et autorisĂ© des missions Ă lâĂ©tranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DE LA REFORME DES INSTITUTIONS ET DE LA MODERNISATION DE LâADMINISTRATION, LE CONSEIL A ADOPTE CINQ (05) RAPPORTS.
I.1.1. Pour le compte du ministÚre de la Justice, des droits humains et de la promotion civique :
 un dĂ©cret portant composition, organisation et fonctionnement du SecrĂ©tariat permanent de lâObservatoire national de prĂ©vention et de gestion des conflits communautaires au Burkina Faso.
LâObservatoire national de prĂ©vention et de gestion des conflits communautaires a Ă©tĂ© créé par le dĂ©cret N°2015/1645/PRES/TRANS/PM/MJDHPC/MATD/MEF du 28 dĂ©cembre 2015. Il a pour objectif de fĂ©dĂ©rer les actions des diffĂ©rents acteurs en vue dâune meilleure prĂ©vention des conflits communautaires.
Lâadoption de ce dĂ©cret vise Ă rendre opĂ©rationnel lâObservatoire national de prĂ©vention et de gestion des conflits communautaires au Burkina Faso, conformĂ©ment aux recommandations de lâexamen pĂ©riodique universel (EPU) du Conseil des Droits de lâHomme, du mĂ©canisme africain dâĂ©valuation par les pairs (MAEP) ainsi que du Forum national sur le civisme.
 un décret portant attributions, organisation et fonctionnement du Comité interministériel des droits humains et du droit international humanitaire (CIMDH).
Le CIMDH est une structure dâappui technique du Gouvernement en matiĂšre de droits humains et du droit international humanitaire.
Lâadoption de ce dĂ©cret vise Ă Ă©largir la reprĂ©sentativitĂ© des membres du CIMDH et Ă renforcer son ancrage institutionnel pour une meilleure efficacitĂ© opĂ©rationnelle.
I.1.2 Pour le compte du ministĂšre de lâEconomie, des finances et du dĂ©veloppement :
 un projet de loi relatif au rĂšglement et compte gĂ©nĂ©ral de lâadministration des finances au titre du budget de lâEtat, gestion 2016.
LâexĂ©cution des lois de finances, gestion 2016, sâest effectuĂ©e dans un contexte difficile marquĂ© notamment par les effets de la situation sĂ©curitaire internationale, sous rĂ©gionale et nationale.
Au 31 décembre 2016, les recettes définitives se chiffrent à mille six cent soixante-sept milliards six cent quatre-vingt millions trois cent cinquante-trois mille six cent quatre-vingt-neuf (1 667 680 353 689) FCFA, pour des prévisions de mille neuf cent quarante-cinq milliards deux cent douze millions six cent quatre-vingt-quatorze mille (1 945 212 694 000) FCFA, soit un taux de réalisation de 85,73%.
En considĂ©rant les Ă©missions cumulĂ©es qui sont de deux mille trois cent soixante-onze milliards deux cent huit millions cent vingt-cinq mille quarante-six (2 371 208 125 046) FCFA, le taux de recouvrement sâĂ©tablit Ă 70,33%.
Les dĂ©penses dĂ©finitives sâĂ©lĂšvent Ă mille sept cent quarante-six milliards huit cent trente-neuf millions neuf cent quarante-trois mille neuf cent quatorze (1 746 839 943 914) FCFA, pour des dotations de mille neuf cent quarante-cinq milliards deux cent douze millions six cent quatre-vingt-quatorze mille (1 945 212 694 000) FCFA, soit un taux dâexĂ©cution de 89,80%.
LâexĂ©cution des lois de finances, gestion 2016, dĂ©gage ainsi un dĂ©ficit de soixante-dix-neuf milliards cent cinquante-neuf millions cinq cent quatre-vingt-dix mille deux cent vingt-cinq (79 159 590 225) FCFA.
Le Conseil a marquĂ© son accord pour la transmission dudit projet de loi Ă lâAssemblĂ©e nationale.
 un projet de loi relatif au budget de lâEtat-Exercice 2018.
Le budget de lâEtat, exercice 2018, sâĂ©tablit en ressources Ă 2 006,41 milliards FCFA et en dĂ©penses 2 429,80 milliards FCFA.
Le dĂ©ficit budgĂ©taire sâĂ©lĂšve Ă 423,40 milliards FCFA en 2018 contre 511,35 milliards FCFA en 2017, soit une amĂ©lioration de 87,96 milliards FCFA, ce qui permettra de respecter Ă partir de 2019 la norme communautaire en la matiĂšre.
Le Conseil a marquĂ© son accord pour la transmission dudit projet de loi Ă lâAssemblĂ©e nationale.
I.1.3 Pour le compte du ministÚre des mines et des carriÚres :
 un projet de loi portant fixation du régime des substances explosives à usage civil au Burkina Faso.
Ce projet de loi vise à créer un dispositif normatif adapté aux réalités actuelles du secteur minier en comblant les insuffisances contenues dans les dispositions antérieures relatives aux matiÚres explosives et à mieux sécuriser leur utilisation.
Le Conseil a marquĂ© son accord pour la transmission de ce projet de loi Ă lâAssemblĂ©e nationale.
I.2. AU TITRE DU DEVELOPPEMENT DU CAPITAL HUMAIN
Le Conseil a adoptĂ© un rapport relatif aux rĂ©sultats de lâappel dâoffres international pour la construction dâune unitĂ© de formation et de recherche (UFR) et dâune citĂ© universitaire Ă lâUniversitĂ© Ouaga II, pour le compte du ministĂšre de lâEnseignement supĂ©rieur, de la recherche scientifique et de lâinnovation.
Il a marquĂ© son accord pour lâattribution du marchĂ© aux entreprises suivantes :
Lot 1 : Groupement Al Qasabi/Suzy Construction pour un montant de Six milliards cinq cent quinze millions cinq cent huit mille cinq cents soixante-dix-sept (6 515 508 577) FCFA, HT-HD avec un dĂ©lai dâexĂ©cution de dix-huit (18) mois ;
Lot 2 : Compagnie dâIngĂ©nierie GĂ©ologique de Chine (CGC-Togo) pour un montant de cinq milliards six cent cinq millions six cent soixante-cinq mille cent quarante-deux (5 605 665 142) FCFA, HT-HD avec un dĂ©lai dâexĂ©cution de dix-huit (18) mois.
Le montant total des attributions sâĂ©lĂšve Ă douze milliards cent vingt et un millions cent soixante-treize mille sept cent dix-neuf (12 121 173 719) FCFA, HT-HD.
Le financement est assurĂ© par la Banque arabe pour le dĂ©veloppement Ă©conomique en Afrique (BADEA), le Fonds de lâOPEP pour le DĂ©veloppement international (OFID) et le budget de lâEtat.
Lâadoption de ces dĂ©crets vise Ă accroĂźtre la capacitĂ© dâaccueil des universitĂ©s publiques.
Le Ministre de la Communication et
des Relations avec le Parlement,
Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
Officier de lâordre national

