Lutter efficacement contre le phénomène de mariage d’enfant, tel est l’objectif de la Coalition Nationale Contre le Mariage d’Enfant au Burkina (CONAMEB), une coalition d’organisations de la société civile intervenant dans le domaine des droits humains et surtout ceux des femmes, des filles et des enfants, depuis novembre 2013, date de sa création. Face aux hommes de media, ce vendredi 24 novembre 2017, elle a dévoilé son intention de mobiliser au tour de la problématique du mariage d’enfant, les acteurs notamment des medias, des décideurs et des communautés afin d’éradiquer ce fléau.

Occupant le 6ème rang parmi les 10 pays africains les plus touchés par le mariage d’enfant, classé 5ème au plan mondial, le Burkina Faso serait, selon le Fonds des Nations Unies pour la Population (l’UNFPA), un pays où le mariage d’enfant serait un problème social et selon les statistiques, le phénomène est présent sur toute l’étendue du territoire national mais sa recrudescence reste remarquable dans les régions du sahel, de l’Est, du Centre-Nord, des cascades et de la Boucle du Mouhoun, dépassant le seuil des 50%. Se sentant donc interpellés par cette situation et toutes les conséquences que cela implique, la (CONAMEB) et son partenaire l’UNICEF ont entrepris de se faire accompagnés par les hommes de medias afin que le phénomène soit définitivement banni des pratiques des burkinabé.
Intervenant donc au lendemain de l’atelier de formation des journalistes sur la problématique du mariage d’enfant qui a eu lieu les 22 et 23 novembre 2017, la conférence de presse de ce vendredi s’inscrit dans la dynamique des quatre activités phares qu’a initié la CONAMEB en collaboration avec son partenaire Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) afin d’accélérer l’élimination du mariage d’enfant au Burkina Faso. Placée comme troisième activité après cet atelier de formation des journalistes précédé par celui des membres de la coalition, cette conférence de presse sera suivie dans les jours à venir d’un plaidoyer en direction de l’assemblée nationale pour accélérer l’adoption du Code des Personne et de la famille (CPF) en relecture et qui fixerait l’âge légal de mariage à 18 ans pour les garçons ainsi que pour les filles.

En rappel, selon le CPF actuel en vigueur, au Burkina Faso l’âge légal de mariage est de 17 ans pour les filles et 20 ans pour les garçons. Et le même code, autorise la célébration des mariages des filles de moins de 15 ans devant l’officier d’Etat civil avec autorisation parentale. C’est pourquoi, pour Madame LOUGUE KABORE Ortance, coordonatrice de la CONAMED, il est nécessaire que le CPF soit révisé afin que toute excuse soit impossible pour donner son enfant en mariage avant l’âge requis.
REWINDE

